Une législation dépassée face au succès de la cigarette électronique
La vape est depuis déjà quelques années implantée en France, bien avant que ne soient prévues une législation l’encadrant. Cette activité s’est vite propagée et elle demeurait libre, c’est donc un avantage considérable par rapport à la cigarette classique et les nombreuses restrictions imposées. Vapoter, c’est aussi encourager les fumeurs à trouver une alternative et acquérir une meilleure santé.
En effet, selon des études publiées en 2015 par l’Inpes, plus d’un quart de la population française a testé la cigarette électronique, un succès notamment auprès des jeunes fumeurs. Et on estime près de 2 millions d’utilisateurs quotidiens en France.

Jeune homme et sa cigarette électronique
Et face à ce succès grandissant, les études sur la cigarette électronique sont multipliées et tendent toutes vers un constat similaire, elle est moins nocive que le tabac. C’est en effet une étude britannique récente, de Public Health England en lien avec le ministère de la santé du Royaume-Uni, qui en Août dernier révélait qu’effectivement la cigarette électronique est à 95% moins nocive qu’une cigarette normale et ses 4000 substances chimiques toxiques mais également qu’elle présentait un sevrage tabagique efficace !
La position de la législation en France
Puis chez nous, contrairement à beaucoup de pays européens, le législateur a vraiment du mal à accepter ce nouveau changement dans le quotidien des vapoteurs. La cigarette électronique subit malheureusement une grosse désinformation et une mauvaise publicité car elle fait peur. Notamment l’industrie du tabac qui voit d’un mauvais œil l’émergence d’un produit qui remplacerait la cigarette et n’oublions pas que le tabac rapporte des recettes fiscales à l’Etat dépassant les 14 milliards d’euros par an.
En Avril 2015, lors de l’exposition à l’Assemblée Nationale d’un Plan Anti Tabac, déjà certaines décisions d’une législation future à venir relevant de la schizophrénie ont été validées avec notamment : une interdiction de la publicité pour le tabac mais s’appliquant également pour la cigarette électronique et tous ses produits puis l’interdiction de vapoter dans les lieux tels que les établissements scolaires, les transports en commun, les lieux de travail et plusieurs autres lieux publics d’accueil ou d’hébergement de mineurs.
La cigarette électronique après mai 2016

Photo du Sénat où est débattue la question de la législation de la cigarette électronique
On peut se poser la question de ce que deviendra la législation dès mai 2016 , qui semble aller dans le sens des votes du Parlement avec la mise en application des restrictions prévues afin de suivre la directive européenne 2014/40 qui envisage d’imposer :
- Une limitation des liquides au seul volume de 10ml par flacon, imposant des contraintes majeures aux anciens gros fumeurs
- Une taxe pour la mise en place d’études sur la cigarette électronique et des prix qui vont grimper en conséquence
- La possibilité d’interdire un modèle à la demande de trois pays européens ou celle de sa vente sur Internet, également par au moins trois pays européens
- Une limite de 2ml pour les réservoirs de liquide dans les cigarettes électroniques donc une grosse partie des atomiseurs sur le marché sera supprimée
- L’uniformisation des modèles qui laissera le marché aux tabagistes ( contre productif ), alors que la diversité est ce qui attire les amateurs de la vape et en fait son point fort
- Un taux maximum de 20mg/ml de nicotine par flacon autorisé
- Moins de publicité sur le secteur pour empêcher de donner envie aux gens avec le geste, pourtant c’est en cela que ceux qui essaient d’arrêter de fumer trouve un compromis en gardant plaisir et santé vers l’abandon total du tabac
Cette législation causerait des dommages au marché de la vape. La créativité des professionnels et la liberté des amoureux de la vape en sortiront bridées et auront de nombreuses répercussions notamment sur le prix pour les consommateurs. Du côté des professionnels l’innovation sera considérablement ralentie avec l’obligation de déclarer 6 mois à l’avance un nouveau modèle, et de plus cela pourrait supprimer du jour au lendemain des emplois et divers sites de commerce en ligne de cigarette électronique.
Un nouvel espoir ?
Mais il existe différents organismes de contestation et de défense du vapotage notamment l’Aiduce bien connue, cette association de défense de la cigarette électronique et du droit des vapoteurs, apporte un véritable poids dans la lutte contre la TPD ( Tobacco Product Directive ) et le PNRT ( Programme National de Réduction du Tabagisme ) défendu par le ministère de la Santé comprenant des mesures législatives répressives contre la cigarette électronique. Si vous êtes vapoteur ou que vous voulez simplement défendre cette cause, il est possible d’en savoir plus sur leur site web, juste ici, voir même de devenir membre afin de gagner en considération et signer des pétitions importantes pour l’avenir de la cigarette électronique.
Et également une initiative citoyenne européenne appelée EFVI qui lutte contre cette nouvelle directive, cette dernière ne faisant tristement aucune différence entre tabac et cigarette électronique, et qui nécessite la signature d’a minima 1 million de personnes pour qu’elle soit prise en compte ( procédure prévue par le traité de Lisbonne ) mais qui reste bien trop peu connue du grand public. Le mouvement a besoin de vous pour se faire connaître avec plus de 180 000 signatures aujourd’hui dont 28 000 françaises ! Je vous propose d’en savoir plus également ici sur cette initiative.
Restez informés, n’hésitez pas à partager cet article et bonne vape à tous pour cette année 2016 !
Florian